78 ans de rebonds, de chutes et de solutions simples — au service de votre santé.
Ce qui me définit
Si tu me croises dans la rue, tu verras un type de 78 ans qui a l'air plutôt en forme pour son âge. Ce que tu ne verras pas, c'est le chemin parcouru. Les faillites, le divorce, les moments où j'ai failli tout lâcher — et les moments où la vie m'a rattrapé par le col au dernier moment. Aujourd'hui, je distribue des produits naturels pour la santé. Mais avant d'en arriver là, j'ai été pompiste, moniteur de ski (avant l’armé), entrepreneur, chauffeur de taxi, et surtout... un éternel curieux qui n'a jamais su rester en place.
Chapitre 1
L'histoire du moniteur de ski qui faisait jouer ces jeunes élèves.
Mon père était commerçant. Et vers mes 15 ans, je prenais un grand plaisir à travailler avec lui.
Mes tâches étaient diverses : servir les clients et donc aller au devant de l’inconnu en les abordant, ranger et organiser les réserves de produits destinés à la vente... tout m'en occupant accessoirement des jeunes vendeuses à peu prés de mon âge. Lol
On était au début des années 60, sans doute en 1963. Mon père m'avait envoyé à Pâques à Châtel, dans les Alpes. J'avais à peine appris à skier moi-même. J'étais débutant complet. Ça m'avait plu. J'ai gravi les échelons vite. Et au Noël suivant me voilà moniteur de ski pour débutants.
Le truc, c'est que je ne donnais pas des cours de ski traditionnel . Je faisais jouer les jeunes.
Je plantais des bâtons dans la neige. Je leur faisais faire des slaloms pour apprendre à tourner, à se freiner. Je disséquais chaque mouvement au ralenti pour qu'ils comprennent. Et surtout, je leur apprenais à tomber.
"Allez les gars, on y va tous ! Un, deux, trois, tout le monde on tombe !"
Toute une matinée à tomber sur les fesses. Parce que les gens ont l'habitude de tomber avec le genou en avant. La neige se tasse, ça fait un mur, et tu te retournes le genou. Moi, je leur apprenais à tomber sans se blesser.
« -Non, toi, tu n'as pas bien fait. Toi, c'est bien. Allez, hop, on recommence hop !"
On s'amusait. Ils riaient. Ça leur plaisait.
Sauf que les enfants écrivaient à leurs parents. Pas de téléphone portable à l'époque, Il était obligatoire d'écrire. Et dans leurs lettres les enfants écrivaient : "Mon moniteur est sympa mais il ne nous apprend pas à faire du ski. Il nous fait jouer, on s’amuse bien"
Les parents étaient furieux. Ils téléphonaient à l'école de ski. Le directeur était dans le doute, mais il se rallia à ma méthode.
Et puis à la fin du séjour, quand les jeunes ont passé leurs étoiles, j'ai obtenu de très bons résultats. Au-delà de la norme. Tout le monde était content. L'année suivante, on m'a donné des jeunes plus forts.
J'avais compris que les gens apprennent beaucoup mieux quand c'est un jeu que quand c'est du travail.
Pédagogiquement, quand tu leur donnes un jouet, ils comprennent tout de suite. Quand c'est du travail, ils comprennent moins vite.
Donc tu apprends par le jeu pour arriver à ton objectif. À l'époque, je trouvais ça normal - que c'était sympa - que ça emmerdait le monde d'apprendre autrement.
Maintenant, ça se dit beaucoup. Mais moi, j'avais compris ça à vingt ans, sur une piste de ski, en faisant tomber des gamins sur les fesses pour éviter les accidents.
La morale
On apprend mieux dans le plaisir que dans la contrainte. Les meilleurs enseignants ne transmettent pas seulement un savoir : ils donnent envie d'apprendre.
Chapitre 2
Dormir sur la moquette du bureau
Fin des années 80. J’avais, en 15 ans, bâti un petit empire avec « Tout A Louer » un magasin de d'outillage, un concept novateur à l'époque. Deux magasins à Strasbourg, un à Colmar, deux à Mulhouse, une centrale d'achat, un projet de franchise. Des clients venaient de Nancy ou de Belfort, deux heures de route aller et deux heures pour le retour, juste pour louer chez moi. J’étais le seul à faire cela. J’étais assez fier.
Et puis tout s'est effondré.
Un associé à Colmar. Un type "indélicat", comme on dit poliment. Il à voulu contrôler seul la société. Il a magouillé. L'arnaque. La faillite de l’ensemble des sociétés.
Bien sûr, ma femme a décidé d’en rajouter une couche. Divorce.
Je me souviens d'un soir. Je n'avais plus d'argent pour mettre du gas-oil dans la camionnette. Pas de quoi rentrer chez moi. Alors j'ai dormi , pendant plusieurs semaines sur la moquette du bureau, au-dessus du magasin qui n'était déjà plus le mien. Et je mangeais des plats de nouilles avec des asticots dedans.
Tu sais ce qui m'a sauvé ? Les gens! Tous ces gens que j'avais aidé avant, sans calcul, juste parce que ça me semblait normal. Ils m'ont hébergé. Nourri. Prêté de l'argent. Ils m'ont renvoyé l'ascenseur au moment où j'en avais le plus besoin.
L'associé qui m'avait arnaqué ! Sans mon soutien, il s'est planté rapidement. Moi, j'ai continué. J’ai rebondi.
La morale
Les biens matériels peuvent disparaître du jour au lendemain, mais les relations que l'on construit avec sincérité finissent toujours par nous revenir lorsque nous en avons le plus besoin.
Chapitre 3
Mon fils devant le platane
Je vais maintenant te raconter quelque chose que je n'ai pas souvent dit.
Après le divorce, mon ex-femme a voulu m'enlever le droit de visite. Elle était avec un autre. Elle faisait tout pour me détruire. Plusieurs fois, j'ai pensé à la passer par la fenêtre. Elle habitait au quatrième étage à Strasbourg.
Et puis j’ai pensé à Frédéric. Mon fils. Dix ans.
Je me suis dit: "Le gamin avec sa mère au cimetière et son père en tôle, c'est peut-être pas le mieux pour lui."
Alors je n'ai rien fait. Enfin... pas à elle.
Il y avait cette route entre deux villages. Bordée de platanes. Des champs de chaque côté. Belle route, droite.
Deux fois, j'ai pris l'élan. J'ai visé un platane.
Deux fois, au dernier moment, Frédéric s'est mis devant l'arbre. Je l'ai vu dans ma tête.
Coup de volant. Tu ne réfléchis pas. La camionnette a atterri dans les champs.
La deuxième fois, le paysan qui m’avait déjà sorti du fossé avec son tracteur a juste dit : "Encore vous ?"
J'aurais pu rire. Ou pleurer. J'ai fait les deux, je crois.
Mon fils m'a sauvé la vie sans le savoir. Deux fois.
La morale
Même au cœur du désespoir, une personne que l'on aime peut nous donner une raison de continuer à vivre. L'amour sauve parfois une vie sans prononcer un seul mot.
Chapitre 4
Celle que je voulais tuer dort chez moi tranquillement
Noël 2025 (41 ans plus tard). Mon ex-femme est venue passer une semaine chez moi. Oui, celle que je voulais passer par la fenêtre a dormi dans la chambre d'amis. On a mangé ensemble. Parlé. Ri même. Et de la sorte elle à pu voire son fils et ses petites-filles qui habitent à coté de chez moi.
Cet été, je l'ai aussi aidé à déménager du Bas-Rhin vers le Poitou. Plusieurs allers-retours en camionnette avec notre fils. À mon âge, avec mon dos, c'était sportif. Mais je l'ai fait.
Depuis quelques années nous avons tous pris l’habitude de passer Noël, le jour de l’an, Pâques ou les anniversaires les uns chez les autres.
Aujourd'hui, on se retrouve chez Frédéric pour Noël et le jour de l'an. Trois générations autour de la table. Paisibles.
Si tu m'avais dit ça il y a quarante ans, je t'aurais ri au nez. Ou pire.
Le temps fait des choses étranges. La haine s'use. La colère s'épuise. Et un jour, tu te retrouves à porter les cartons de quelqu'un que tu voulais détruire. Sans rancune. Juste... la paix.
Fin année 80, j’ai aussi participé pendant plusieurs années à l’organisation du rallye Alsace-Vosges qui se déroulait entre Strasbourg et Épinal le samedi et le dimanche. Je devais amener environ 400 commissaires de pistes et cibistes sur les spéciales, les placer au bon endroit, leur assigner une position et une tache, les déplacer entre 2 spéciales, les nourrir, le soir les amener jusque vers les dortoirs.
J’ai aussi organiser la sécurité (barrières, bottes de paille) avec une équipe de volontaires sur la place de la république au centre de Strasbourg pour que RAGNOTTI puisse faire une démonstration de sa maîtrise de sa voiture.
La morale
Le temps n'efface pas le passé, mais il peut transformer la haine en paix. Pardonner, ce n'est pas oublier : c'est choisir de ne plus être prisonnier de ses blessures.
Chapitre 5
Vingt minutes pour renaître
Début de la retraite. Après quinze ans de taxi, mon dos a lâché. Sciatique paralysante. Les médecins me proposent une opération des vertèbres. Mais je devrais faire attention en me baissant — si les vertèbres cassaient, je risquais de devenir paraplégique. Et c'était le fauteuil roulant.
J'ai refusé l'opération.
Alors je suis resté sur le canapé. Devant la tv. Avec la zappette. Toute la journée. Tous les jours.
La dépression est venue doucement, comme un brouillard. Je ne voyais plus l'intérêt de rien.
Et puis, un ami m'a parlé d'aimants. Des technologies japonaises NIKKEN. J'ai haussé les épaules.
Encore une arnaque.
Mais j'ai essayé.
Vingt minutes plus tard, mon mal de dos avait disparu. Ça fait 12 ans maintenant.
Je suis sorti de chez moi. Les voisins m'ont regardé bizarrement : "Qu'est-ce que tu as fumé pour être dynamique comme ça ?"
J'ai montré les aimants au voisin qui avait mal aux genoux. Il a essayé. Ça a marché. Il en a parlé avec sa femme. Qui en a parlé à sa sœur. En quelques mois, je travaillais avec une équipe et tout le village était équipé.
NIKKEN a fini par quitter la zone euro. Mais peu importe. J'avais retrouvé une raison de me lever le matin.
Aujourd'hui, c'est Zinzino. L’équilibre entre les huiles essentielles Oméga-3 et Oméga-6. Désormais notre santé ne repose plus sur des suppositions, mais sur des tests scientifiques et indépendants. Je crée des outils pour mes associés — des BD explicatives, des séquences d'emails, des trucs avec ChatGPT. Mon cerveau tourne. Mes neurones s'activent.
Un jour, quelqu'un m'a demandé pourquoi je continuais à cet âge. J'ai répondu sans réfléchir : "Si je n'avais pas ça, je serais déjà mort."
C'est peut-être exagéré. Mais pas tant que ça.
La morale
Il suffit parfois d'une rencontre, d'une idée ou d'une nouvelle passion pour redonner un sens à toute une vie. Tant que l'on garde un projet, il n'est jamais trop tard pour renaître.
CE QUE JE TE PROPOSE
Tu vois, j'ai passé ma vie à résoudre des problèmes — les miens et ceux des autres. À organiser ce qui semblait compliqué. À trouver des solutions simples que personne ne voyait.
Aujourd'hui, je fais pareil avec la santé. Je propose des produits naturels, testés, novateurs, qui ont changé ma vie. Pas de miracle, pas de baratin. Juste des trucs qui marchent, expliqués simplement par quelqu'un qui a appris à se méfier des belles promesses.
Si tu veux prendre soin de ta santé, ou juste discuter avec un type curieux qui a vu pas mal de choses, fais-moi signe. Je suis toujours partant pour un café — virtuel ou pas.
Jean-Claude